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 Le réveil du "Bouquin des Alpes" ...

Après une longue hibernation avec les marmottes, le Bouquin des Alpes se réveille pour accueillir (peut-être !) de nouveaux membres, suite au Jury 2011 d'Esperluette ...

A suivre ...

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Lundi 28 novembre 2011 1 28 /11 /Nov /2011 21:27

Maikho s'est faite porte-parole pour le Jury 2011 et voici ce que le livre et nos débats lui ont inspiré :


"Commentaires sur "Zumbi" de Jean-Paul DELPHINO :

  • L’auteur a su nous entraîner dans cette saga sur l’esclavagisme sans anhélation, parce que riche de rebondissements, d’amours, de violences et avec aussi un style coloré.
  • Nous avons adhéré complètement à cette aventure, adhésion due probablement parce qu’il s’inspire de faits authentiques.
  • Dès le début, l’accroche au départ est efficace : L’arrachement de Samba à sa terre d’Afrique par un négrier portugais, pour devenir esclave dans le Brésil du XVII siècle.
  • Jean-Paul Delfino a su enseigner cette partie de l’histoire avec une description qui dégage un mélange singulier de souffrance, fruits, et d’amour. De l’histoire avec un H majuscule, telle que l’on devrait l’enseigner sur les bancs de l’école, parce que l’on ne s’ennuie jamais.
  • On n’ose à peine s’octroyer un peu de répit tant les personnages sont attachants, on accompagne Semba d’un bout à l’autre du livre. Car si le récit est terrible, on a quand même du mal à interrompre la lecture, et lorsque l’on a réussi à le faire, parti dans un demi-sommeil, on subodorerait presque Semba.
  • Une hypotypose réussie, car on se sent complètement imprégné de l’ambiance qui règne dans le décor … signe d’un bon livre…
  • Bien que basée sur un fond historique au passé noir, Jean-Paul DELPHINO a su nous passionner & nous exporter vers ce pays grandeur continent, par les senteurs, les couleurs & les odeurs.
  • Les mots auraient presque le rôle de réminiscence, tant l’auteur a su les trouver justes : des mots pour exprimer tous les maux provoqués par les sévices corporels, l’humiliation, les traitements dégradants & le travail abrutissant dans les champs de canne à sucre, la vie sordide des esclaves.
  • Le processus de déshumanisation, dans cette période sombre de l’histoire du Brésil, fait de Zumbi un livre captivant, par sa belle écriture et par sa facilité à la lecture.
  • Ce récit est empreint de sagesse et de réflexion, récit bien conduit qui nous fait découvrir ou redécouvrir les communautés fondées au XVII siècle par les esclaves en fuite, les Quilombos.
  • On comprend mieux la nation brésilienne actuelle (ses métissages, son passé) quand on sait que l’abolition de l’esclavage pour l’ensemble des colonies date de 1848, alors qu’au Brésil, le décret ne fût appliqué qu’en 1888 !
  • Un bon roman d’aventures qui est aussi une leçon salutaire d’histoire et de vie !
  • Certains détails sont terribles, dérangeants, cruels, & immondes : peut être l’auteur a volontairement invité le lecteur à réfléchir sur la nature exacte de l’Homme. Notre curiosité est-elle finalement si morbide ?
  • A la fin du roman, nous sommes en attente et avec impatience, de continuer l’aventure avec « Zumbi », le fils de Semba.
    Nous avons beaucoup aimé le soutien et l’amitié de Macango, Ernesto et le nègre blanc & nous avons été très impressionnés par le « Dieu de la guerre ».


En cohérence avec le thème du salon Esperluette  2011 : « J’écris ton NON »,
NON il ne faut pas que cela se reproduise au NOM de la dignité humaine.
Bravo à l’auteur, et maintenant à quand un livre « fleuri » ?


Aparté :
Nous avons voté certes pour « Zumbi », cependant nous remercions de même

  • Flore VASSEUR, la merveilleuse « Sniper » du siècle : désormais, notre regard envers Hello Kitty sera bien différent. ("Comment j'ai liquidé le siècle")
  • Iegor GRAN, avec sa cinglante ironie, grâce à qui nous n’oserons plus « flatuler » au cours de nos randonnées sur nos belles montagnes Alpines. ("L'écologie en bas de chez moi")
  • Jean VEDRINES : qui nous a saisis de son écriture profonde, dans une retenue sincère : transmission intime d’une belle étoile paternelle. ("La belle étoile")
  • Jacques DE MIRIBEL : pour son mélodrame corallin & érubescent. Une chronique émouvante dans son atmosphère Indochinoise. ("Saïgon la Rouge")
  • Stéphane FIERE : on a appris que le double bonheur n’est pas toujours le sacerdoce des expats. ("Double Bonheur")


En tout cas respect & merci à tous les six pour ces aventures ... "

Par Le cercle des bouquineurs - Publié dans : Coups de coeur - Communauté : Chronique de nos lectures
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Au départ nous nous sommes rencontrés pour participer à un jury de remise d’un prix littéraire.

Après cette expérience nouvelle et plaisante pour chacun d’entre nous, nous avons décidé de ne pas en rester là et de constituer un cercle de lecture pour poursuivre nos débats passionnés.

Et pourquoi ne pas élargir nos échanges et les reporter dans un blog  pour mieux les partager ?

Voilà qui est fait.

 

 

 

 

 

 

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